Le débat autour du sénateur Modeste Bahati Lukwebo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique du Sud-Kivu. Dernière en date, celle du député provincial élu du territoire de Mwenga et cadre de l’UDPS/Tshisekedi, Jean Karume Bahige, qui a pris position en faveur du sénateur, tout en appelant à plus de retenue dans les prises de parole publiques.
Dans une déclaration à tonalité critique envers certains membres de sa propre famille politique, Jean Karume Bahige a dénoncé ce qu’il considère comme un acharnement contre une figure majeure de la province. Selon lui, les critiques répétées à l’encontre de Modeste Bahati Lukwebo ne tiennent pas suffisamment compte de son rôle dans le développement du Sud-Kivu.
« Nous n’avons pas deux personnalités comme le sénateur Modeste Bahati Lukwebo au Sud-Kivu. C’est quelqu’un qui s’investit dans le développement de notre province et qui collabore avec différents acteurs », a-t-il affirmé.
L’élu de Mwenga s’est également dit préoccupé par la multiplication des messages hostiles diffusés dans l’espace public, qu’il juge peu constructifs dans le contexte actuel. Sans se présenter comme un proche du sénateur, il insiste néanmoins sur la nécessité d’une reconnaissance objective des contributions des leaders politiques locaux.
Dans un ton défiant, Jean Karume Bahige a invité les détracteurs du sénateur à proposer des alternatives crédibles : « Que celui qui estime qu’il existe un leader plus influent que le sénateur Bahati Lukwebo le présente publiquement. »
Cette prise de position intervient dans un climat politique marqué par des tensions et des divergences d’appréciation autour du rôle de certaines figures du Sud-Kivu au sein des institutions nationales. Elle illustre également les lignes de fracture internes qui traversent les formations politiques, y compris au sein de l’UDPS.m, en province du Sud-Kivu.
Au-delà des positions individuelles, cet épisode met en lumière la question plus large de la gestion du débat politique en période de crise, entre critiques légitimes et appels à la cohésion autour des enjeux de développement provincial.