La ville de Belém, au cœur de l’État brésilien du Pará, a accueilli la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat, rassemblant 143 pays et plusieurs Chefs d’État. La République Démocratique du Congo y a joué un rôle de premier plan, déterminée à défendre sa position dans les débats mondiaux sur la protection de l’environnement.
Prenant la parole lors de l’ouverture, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a réaffirmé la vocation de la RDC à se présenter comme un véritable « pays-solution » face à l’urgence climatique. Il a insisté sur l’étendue des forêts du pays, sur la richesse de ses tourbières et de ses ressources hydriques, autant d’atouts naturels qui contribuent significativement à la stabilité climatique globale.

Le Chef de l’État a alerté contre la montée de l’« écocide », qu’il a qualifié de destruction volontaire des écosystèmes, et appelé les nations partenaires à honorer leurs engagements financiers, notamment le financement annuel de 300 milliards de dollars promis à Bakou. Il a également mis en lumière le projet du Couloir vert Kivu–Kinshasa, une initiative majeure couvrant plus de 500 000 km² visant à renforcer la résilience écologique et à améliorer la gestion durable des territoires.
Dans la continuité de cette vision, la Ministre Déléguée en charge de la Nouvelle Économie du Climat, Arlette Bahati Tito, a rassemblé autour d’un dîner de travail des ambassadeurs, des représentants institutionnels et plusieurs acteurs internationaux du secteur climat. Elle y a présenté le potentiel écologique immense de la RDC, tout en dévoilant les nombreuses opportunités d’investissement offertes par la nouvelle économie du climat, notamment celles liées au développement du Couloir vert.

La Ministre a lancé un appel à une implication plus forte de la communauté internationale pour la protection des forêts tropicales et a insisté sur l’importance d’une gouvernance climatique inclusive. Elle a également salué la vision du Président Tshisekedi, rappelant son engagement à placer les femmes au centre des politiques climatiques nationales.

Par ailleurs, Arlette Bahati Tito a été activement impliquée dans la signature d’un Mémorandum d’entente entre la RDC et le Brésil. Le document, signé pour la partie congolaise par la Ministre de l’Environnement Marie Nyange Ndambo, cheffe de la délégation, pose les bases d’une coopération renforcée dans la gestion des forêts et la préservation des grands bassins écologiques du Congo et de l’Amazonie.

À travers sa participation à la COP30, la République Démocratique du Congo a consolidé son rôle au sein de la diplomatie climatique mondiale. Ce rendez-vous a aussi permis au pays de réaffirmer sa volonté de transformer ses ressources naturelles en véritables leviers de développement durable et de protection de la planète.